Ils sont seuls, suppliciés, livrés à la folie humaine. Plus personne ne veille sur eux. Soyons donc ces veilleurs d'humanité, étincelles d'espoir dans leur trop longue nuit.


PRIER POUR DES VICTIMES


Cette année, nous vous proposons de prier pour 10 situations particulières: 

  • des groupes de personnes victimes de tortures, de mauvais traitements, ou passibles de la peine de mort du fait de leur religion, de leur ethnie ou de leurs activités politiques ou syndicales.
  • des personnes torturées
Retour en haut de page


Su Zhimin - Un évêque chinois disparu
Chine

Figure emblématique de l'Eglise « clandestine » de Chine, SU Zhimin a disparu depuis plus de douze ans. Aujourd’hui âgé de 77 ans, il compte plus de trente années passées en détention.


En 1956, alors jeune séminariste, il est arrêté pour s'être opposé publiquement au gouvernement de Pékin qui tentait d’établir une Eglise nationale séparée de l'Eglise universelle. Il sera libéré en 1979.
C'est le début d'une vie passée en détention, en prison, en camps de travail ou en résidence surveillée.


En 1989, le bruit court que Rome va reconnaître l'Eglise officielle. Pour faire face à cette douloureuse éventualité, les évêques clandestins, sous l'impulsion de SU Zhimin, s'organisent en conférence épiscopale. Ils sont tous arrêtés. Libéré en juin 1993, SU Zhimin a l'audace de recevoir un sénateur américain, en privé, quelques mois plus tard. Il bénéficie depuis, du soutien des autorités et de l'Eglise américaines. En 1994, SU devient évêque de Baoding.
En mai 1996, alors que l'armée est en train d’anéantir le sanctuaire de Donglü, un haut lieu de pèlerinage pour les chrétiens « clandestins » de Chine, l'évêque et la foule présente essaient de s'opposer aux tanks et bulldozers. Des arrestations massives ont lieu. De jeunes prêtres décident d'enlever Mgr SU pour le cacher. Celui-ci sera cependant découvert en octobre 1997 par la sécurité publique chinoise. Il est détenu depuis plus de dix ans, au secret, sans jugement ni condamnation.


Il a été aperçu pour la dernière fois, en novembre 2003, à l'hôpital de Baoding. Il avait les yeux bandés et était gardé par vingt policiers en civil dans une section réservée aux autorités. Reconnu par le personnel, il a été immédiatement transféré dans un lieu inconnu. Malgré de nombreuses interventions internationales, aucune nouvelle de lui n'a filtré depuis lors.
 

Retour en haut de page


Persécutions des chrétiens en Chine
Chine

La Constitution chinoise reconnaît officiellement le christianisme. Cependant, le gouvernement de Pékin a toujours cherché à contrôler les mouvements religieux et interdit les Eglises non enregistrées auprès de l’Etat. Il existe ainsi deux communautés d’Eglise. L'Eglise « officielle », contrôlée par le pouvoir, est la seule reconnue et habilitée à nommer des évêques ou des pasteurs en Chine. L’Eglise «clandestine» ou «domestique» refuse d’être dirigée par le régime chinois et mène des activités religieuses (célébrations, formations, lieux de culte) non déclarées, et donc illégales aux yeux du Parti.

Les chrétiens de l’Eglise clandestine sont constamment harcelés, opprimés, emprisonnés, voire tués pour avoir exercé leur foi. Ils peuvent être arrêtés et poursuivis pour «appartenance à une secte malfaisante», terme utilisé par les autorités chinoises à l’encontre des groupes religieux non officiellement reconnus.

 

Retour en haut de page


Ouzbekistan - Des prisonniers torturés
Ouzbékistan

Le régime ouzbek est construit sur un appareil policier redoutable. Les arrestations arbitraires, le non-respect des procédures judiciaires, les procès scénarisés sont monnaie courante. Toute forme d’opposition est muselée, toute dénonciation des pratiques du régime de la part des défenseurs des droits de l’homme est sévèrement punie. Des milliers d’opposants et de défenseurs des droits de l’homme sont actuellement derrière les barreaux et régulièrement torturés. Les mauvais traitements sont généralisés dans les lieux de détention.

 

Abdurasul Hudaynazarov
Défenseur des droits de l’homme ouzbek, il a dénoncé la corruption dans la région de Tachkent. Arrêté le 25 juin 2005 et condamné à 9 ans de prison lors d’un procès inique. Il est constamment torturé et maltraité en prison. Il a été placé dans un cachot pendant plusieurs jours après avoir protesté contre les traitements subis. Il souffre d’insuffisance cardiaque Son état de santé s’est considérablement dégradé.

 

Habibullo Akpulatov
Condamné, en octobre 2005, à 6 ans de prison. Il a bénéficié d’une réduction de peine et devait être libéré en septembre 2009, mais quelques mois avant sa date de libération, sa peine a été prolongé de trois ans au titre de l’article 221 (refus d’obtempérer aux exigences légitimes de l’administration d’un établissement pénitentiaire). Au cours da sa détention il a été torturé à plusieurs reprises. Il a besoin de soins médicaux. Sa jambe droite est presque paralysée, ses yeux son infectés et il a perdu beaucoup de poids.

 

Agzam Turgunov
Il luttait contre le mauvais traitement et les tortures des ces prisonniers. Il cherchait à améliorer la situation des droits de l’Homme en Ouzbékistan et déclarait : « Si tout le monde garde le silence, la situation s’empira ». En octobre 2008, il a été condamné à 10 ans de prison. Son avocat a dénoncé les actes de torture subis par son client pour lui extorquer des aveux (Agzam Turgunov aurait été ébouillanté au cours de son procès) et le caractère inéquitable de sa procédure judiciaire à l’issue d’un procès entaché d’irrégularités et manifestement inéquitable.
Son état de santé s’est gravement dégradé, il ne pèse que 40 kg. Malgré son état de santé, Agzam Turgunov est astreint à travailler à la briqueterie de la ville de Karchi.

 

Alicher Karamatov
Lors d’une visite de son épouse en prison, Alicher lui a fait comprendre qu’il était constamment humilié et maltraité. Ses conditions de détention sont très difficiles. Son épouse l’a à peine reconnu. Ce dernier a beaucoup maigri, il est passé de 94 kg à 54kg.

 

Dilmurod Saidov


Journaliste indépendant il est connu pour son engagement dans la défense des agriculteurs lésés par une réforme du système agricole. Il a été condamné le 30 juillet 2009 à 13 ans de prison et subit des mauvais traitements. Il a perdu son épouse Barno Djumanova, âgée de 33 ans et sa fille Ruhchana Saidova, 6 ans, le 5 novembre 2009. Elles ont été tuées dans un accident de la route. Son frère Obid Saidov s’est rendu à la prison pour lui annoncer cette nouvelle tragique. Il pense que Dilmurod Said ne pourra pas tenir le coup s’il reste emprisonné. Sa fille et sa femme étaient son seul soutien pour surmonter cette épreuve.

 

Norboï Kholjiguitov

Détenu depuis 2005 à la prison de Karshi, il a été transféré, en décembre 2009, dans un hôpital pénitentiaire pour être soigné d'urgence, à cause d’une grave détérioration de son état de santé. Il n' avait plus de sensibilité dans certaines parties du corps. Des marques noires étaient apparues sur ses bras, jambes et sur son visage. Il a perdu toutes ses dents. Début janvier, il a été ramené à la prison de Karshi. En février, des informations reçues indiquaient qu’il ne pouvait plus parler ni bouger.

 

Yusuf Juma


Condamné en avril 2008, ce poète ouzbèke est dans un état de santé préoccupant. Il est régulièrement suspendu au plafond par les mains et frappé avec des matraques en caoutchouc sur l’ensemble de son corps ainsi qu’à la tête. Pendant l’hiver, l’administration de la prison l’a maintenu nu pendant de longues heures dans le froid glacial. A chaque visite du CICR, il est transféré dans une autre prison pour le soustraire à une rencontre avec des représentants.

 

Nos autres prisonniers :
Azam Farmonov, Fahruddinov Ruhiddin, Isaqov Nasim, Isroiljon Holdarov, Mamadali Makhmudov, Mourod Jourayev, Mukhammed Begjanov, Mukhtorov Farkhodkhon, Rashid Begjanov, Solijon Abdurakhmanov.

 

Retour en haut de page


Erythrée – YIGALEM FISSEHA MEBRAHTU - journaliste détenue à l'isolement un an après son arrestation
Erythrée

Yirgalem Fisseha Mebrahtu, journaliste pour Radio Bana, est actuellement détenue à l'isolement dans la prison de May Srwa, au nord de la capitale Asmara, dans des conditions déplorables qui s’apparentent à une forme de torture.

Yirgalem Fisseha a été arrêtée à Asmara, le 22 février 2009, au cours de la rafle qui avait touché l'ensemble du personnel de la station. Elle est l'une des rares femmes journalistes en Erythrée. Jusqu’à ce jour, elle n’a pas été jugée, sa détention est arbitraire.

Retour en haut de page


Guinée Equatoriale – Risque de torture sur quatre réfugiés enlevés au Bénin
Guinée Equatoriale

Quatre anciens soldats équato-guinéens - José Abeso, Miguelín Eyegue et deux autres hommes dont on ignore l’identité - ont été enlevés aux environs du 28 janvier 2010 au Bénin par des membres des forces de sécurité équato-guinéennes et ramenés dans leur pays d’origine. Ils avaient quitté la Guinée équatoriale au début des années 1990 pour le Bénin, où ils avaient bénéficié d’un statut de réfugiés.

 

Ils seraient aujourd’hui détenus au secret à la prison de Black Beach dans la capitale Malabo et auraient été torturés. Le fait que les autorités n’ont pas confirmé où se trouvaient les quatre hommes ni même s’ils étaient entre leurs mains fait craindre qu’ils ne fassent l’objet d’une disparition forcée. Ils risquent de subir à nouveau des actes de torture ou d’autres formes de mauvais traitements. Les autorités de Guinée équatoriale procèdent régulièrement à l’enlèvement de réfugiés équato-guinéens dans des pays voisins.

 

Retour en haut de page


RDC - CHRISTOPHE MBAY MUTOMB – Ingénieur détenu au secret
République Démocratique du Congo (RDC)

Christophe Mbay Mutomb est détenu par l’Agence nationale de renseignements (ANR) à Lubumbashi, dans le sud-est du pays, depuis le 22 janvier 2010. Il n’a, jusqu’à ce jour, pas encore été autorisé à voir sa famille ni à consulter un avocat et n’a pu recevoir aucun traitement médical depuis son arrestation. Cet homme souffre de douleurs chroniques dans le dos et recevait chaque jour des injections d'analgésiques. Il n'est désormais plus soigné. Depuis qu’il a été interpellé, il ne mange pas suffisamment et il a été décrit comme étant dangereusement maigre.


Christophe Mbay Mutomb a été arrêté chez lui le 22 janvier 2010 à l’aube. Il fait partie de la vingtaine de personnes arrêtées à Lubumbashi, à peu près au même moment, en lien avec un complot supposé visant à assassiner le président de la RDC, Joseph Kabila, au cours d’une visite présidentielle dans cette ville. La plupart des personnes interpellées ont depuis été libérées sans être inculpées. Le maintien en détention de Christophe Mbay Mutomb pourrait être motivé par la corruption. Les agents de l’ANR extorquent en effet de l’argent à sa famille et à ses amis en promettant de le libérer. Il semble que sa famille ait fait l’objet de menaces selon lesquelles Christophe Mbay Mutomb serait transféré à Kinshasa si elle ne payait pas. La détention au secret est illégale en toute circonstance. Selon l’article 18 de la Constitution congolaise de 2006, nul ne peut être retenu plus de 48 heures sans inculpation. Passé ce délai, la personne doit être libérée ou inculpée et placée sous la garde d’un tribunal.
 

Retour en haut de page


Mexique – MARCELINO COACHE VERANO - Un syndicaliste victime d'agressions et d'intimidations
Mexique

Marcelino Coache Verano est un militant politique reconnu de l’Etat d’Oaxaca, (Mexique) chef de file de l’Assemblée Populaire des peuples d’ Oaxaca (APPO) et leader du Syndicat libre des travailleurs et employés de la ville d‘Oaxaca.

 

En 2009, Marcelino Coache a été enlevé par quatre hommes, dont un portait l’uniforme. Pendant plusieurs heures ses ravisseurs lui ont donné des coups de poing, l’ont frappé avec la crosse d’un pistolet et lui ont infligé des brûlures de cigarette sur les parties génitales. Ils l’ont relâché le lendemain matin. A la suite de cette agression, une organisation locale de défense des droits humains a saisi la Commission interaméricaine des droits de l’homme afin qu’elle adopte des mesures préventives.

 

 Marcelino Coache a déjà été la cible de plusieurs agressions graves et de menaces. En janvier 2008, un homme a tenté de le poignarder au niveau de l’abdomen alors qu’il descendait de sa voiture et en août 2007, un policier l’a frappé avec un pistolet et lui a intimé d’arrêter de se rebeller en lui plaquant le visage au sol.
 

Retour en haut de page


Guatemala - Les membres du réseau "FRENA" en danger de mort
Guatemala

Les membres du réseau FRENA au Guatemala sont en grave danger. Trois membres de ce réseau ont été tués depuis octobre 2009. La dernière victime, Octavio Roblero, a été tuée le 17 février 2010 devant les locaux de L’organisation. Il avait agit pour obtenir une enquête officielle sur la mort de Victor Gálvez, son beau-frère, également membre du FRENA, assassiné en octobre 2009. La troisième victime était Evelinda Ramírez, dirigeante du FRENA, tuée le 13 janvier 2010 alors qu’elle rentrait chez elle depuis la capitale, Guatemala, où elle avait rencontré des représentants de l’Etat dans le cadre de ses activités pour le FRENA.

 

Le Front de résistance pour la défense des ressources naturelles et des droits des peuples (FRENA) est un mouvement de la société civile qui mène des activités dans 17 municipalités du département de San Marcos, près de la frontière du Guatemala avec le Mexique.
D’autres membres du réseau ont reçu des menaces de mort. Le FRENA a identifié 289 militants qui pourraient être en danger en raison des activités de coordination qu’ils mènent pour l’organisation. Les autorités n’ont offert aucune protection à ces personnes.

 

Retour en haut de page


Liban - FAYSAL GHAZI MOQALLED - condamné sur la base d'aveux obtenus sous la torture
Liban

Le 8 février 2006, Faysal Ghazi Moqalled, Libanais de 32 ans, a été arrêté par des agents du Hezbollah et détenu illégalement dans une de leurs prisons pendant 5 mois. Au cours de sa détention, il a été torturé, dans le but annoncé de lui faire avouer son appartenance présumée au Mossad Israélien. Selon son témoignage, Faysal Moqalled a ainsi été détenu dans une cellule de moins de deux mètres carrés, torturé à l’électricité et soumis à une simulation d’exécution au gaz.

 

En juillet 2006, pendant la guerre fulgurante opposant Israël au Liban, il a été transféré au ministère de la Défense libanais où il est resté jusqu’au 26 mars 2008 pour y être à nouveau interrogé et torturé.
Il n’a pu avoir accès à un avocat que plus de deux ans après son arrestation.
Faysal Moqalled a fini par signer des aveux. Le 31 juillet 2009, le tribunal militaire l’a condamné à la prison à perpétuité notamment pour avoir fourni des informations à l’ennemi (Israël) en vue de l’aider à gagner la guerre de juillet 2006, alors qu’il était déjà en détention depuis plusieurs mois.
 

Retour en haut de page


Répression violente de la minorité kurde en Iran
Iran

La minorité kurde est la minorité iranienne la plus touchée par la répression politique exercée par le pouvoir aujourd’hui. Les Kurdes, qui résident principalement dans l’ouest et le nord-ouest du pays, sont victimes de discriminations dans les domaines économique, politique et culturel. Certains d’entre eux sont arrêtés et condamnés, par les tribunaux révolutionnaires, à de lourdes peines et parfois à la peine de mort, en raison de leurs activités présumées au sein d’organisations kurdes interdites, dont la plus importante est le Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK).


Tous sont condamnés sur le même fondement juridique : l’ « inimitié à l’égard de Dieu » (Mohareb baa Khoda). Ce crime est passible de la peine de mort en vertu de l’article 183 du Code pénal iranien. Dans la grande majorité des cas, les juges basent leurs sentences sur des aveux obtenus sous la torture. La condamnation est prononcée à l’issue de procès expéditifs, durant parfois moins de 10 minutes et témoignant d’une violation systématique des droits de la défense. Dans la plupart des cas, l’avocat de l’accusé n’a même pas le droit d’assister à l’audience.
La répression à l’encontre de la minorité kurde s’est accrue ces derniers mois, suite à l’assassinat au Kurdistan de plusieurs officiels – juges et dignitaires religieux – proches du parti au pouvoir.


Bien que ces assassinats n’aient pas été revendiqués, le chef du pouvoir judiciaire à Téhéran aurait donné l’ordre au responsable du pouvoir judiciaire à Sanandj de procéder à la pendaison de plusieurs prisonniers kurdes condamnés à mort l’année précédente et en attente de leur exécution.
On estime aujourd’hui à 17 le nombre de prisonniers kurdes actuellement dans les couloirs de la mort en raison de leurs activités présumées au sein d’organisations kurdes interdites.
 

Retour en haut de page


Suivi des situations antérieures
International

Sanjar Umarov, Mao Henfeng, Mutabar Todjibaeva, Alimujiang Yimiti, Javier Giraldo, Mulumba Kapepula, Ridvan Kizgin, Abdellatif Bouhjila, Ronak Safarzadeh. Vous avez été nombreux à les porter dans la prière pour leur donner la force d’affronter les épreuves et les souffrances et pour que cessent les persécutions dont ils sont victimes.


ASIE

NDV 2006/ Sanjar Umarov - Ouzbékistan

Suivi : libération en novembre 2009
Sanjar UMAROV a été libéré le 7 novembre dernier, après quatre ans de prison.

Ce docteur en physique et entrepreneur avait fondé l’association « Coalition ensoleillée » qui réunissait des représentants de la société civile et des intellectuels. Son association avait pour but de créer un dialogue avec le gouvernement ouzbek en matière de réforme économique pour améliorer le niveau de vie de la population.

En 2005, il avait ouvertement critiqué les événements d’Andijan (mai 2005). Il avait, par la suite, soutenu la demande d’une enquête indépendante internationale sur ce massacre. Arrêté en octobre 2005, il avait été condamné à 14 ans de prison à la suite d’un procès arbitraire. Pendant sa détention, il a été torturé et constamment humilié.
Sanjar Umarov a rejoint sa famille aux États-Unis, le 21 novembre 2009. Son emprisonnement l’a affaibli. Entouré de sa famille, il se soigne à présent.

Il a adressé aux groupes qui le soutenaient ainsi qu’au secrétariat national de l’ACAT un message pour les fêtes de Noël dans lequel il nous remercie pour notre soutien. Il nous a envoyé ce message en français. Nous avons donc souhaité le retranscrire tel quel  :

« Chers amis,
J'ai vous remercies de tout votre support que ACAT a fait pour moi et ma famille. Vraiment, en prison j’ai ete encourage par esprit de Dieu et par les prieres de nombreux de gens. Permettez moi de vous feliciter a l’occasion de Holidays.
Encore merci chers amis.
Je vous embrasse,
Sanjar Umarov et sa famille
Le 20 décembre 2009 »

 

 • NDV 2007/ Mao Hengfeng - Chine

Elle a été libérée le 29 novembre 2008. En prison, elle a été torturée. Elle souffre aujourd’hui d’hypertension, de douleurs constantes dues aux blessures causées par la torture, d’une infection dermatologique en raison des mauvaises conditions sanitaires et de douleurs constantes à l’estomac. Depuis sa libération, les autorités surveillent de près ses faits et gestes et l’ont arrêté à plusieurs reprises pour de courtes périodes.

En décembre 2009, elle a de nouveau été arrêtée pendant 10 jours à Pékin pour avoir organisé une manifestation en soutien à l’écrivain Liu Xiaobo, condamné à 11 ans de prison.


NDV 2008/ Mutabar Todjibaeva - Ouzbékistan

Suivi : libération
Mutabar Todjibaeva, défenseure des droits de l’homme ouzbèke et présidente de l’ONG « Cœurs ardents » a été libéré en 2008 grâce aux efforts communs de plusieurs organisations de droits de l’Homme et à ceux qui l’ont soutenue en écrivant des lettres. L’ACAT a participé activement à la campagne pour sa libération.
Témoignage de Mutabar Tadjibaeva, dans les locaux de l’ACAT-France : « J’ai appris qu’on m’envoyait des lettres de soutien du monde entier. On m’a dit qu’il faudrait un camion pour me les amener toutes. Je suis extrêmement reconnaissante à tous les gens qui ont lutté pour ma libération, à chacun d’entre eux. Non seulement je leur dis « merci », mais je m’incline devant ceux qui ne nous ont pas laissées, moi et ma famille, seules dans cette épreuve. »

 

 

NDV 2009/ Alimujiang Yimiti - Chine

Jugé à l’issue de deux audiences tenues à huis clos en mai 2008, puis en juillet 2009, ses avocats ont dénoncé la violation de son droit à un procès équitable et l’utilisation de faux documents à charge. Après près de deux ans en détention provisoire, ce Ouïghour chrétien du Xinjiang a été condamné à 15 ans de prison par le tribunal de Kashi, le 8 décembre 2009 pour « divulgation de secrets d’Etats à des organisations étrangères ». Son avocat a fait appel de la décision. La sévérité du verdict a étonné les observateurs de la cause ouïghoure.

 

 

 


AFRIQUE NDV 2009

 

Les albinos de Tanzanie et du Burundi

Les agressions contre les albinos continuent dans ces deux pays. Si 2009 a été moins meurtrier avec sept albinos tués contre 27 en 2008 en Tanzanie, les attaques, elles, ne faiblissent pas. Plus de 30 ont ainsi été répertoriées au cours de l'année passée. Sans doute en raison de la peine de mort, la tendance des agresseurs est de ne plus tuer systématiquement mais de s'enfuir. En laissant sur place le corps qu'ils ont amputé. Les attaques d’albinos surviennent principalement dans les zones reculées de Tanzanie et du Burundi, où les sorciers profitent de l'ignorance d'une partie de la population rurale, qui assimile les albinos au diable.

En Tanzanie, le gouvernement a instauré un recensement des albinos et a mis en place un service policier qui escorte les enfants lorsqu'ils se rendent à l'école. En cas d'attaque, certains ont été équipés de téléphones portables afin de prévenir rapidement la police.
Dans ses vœux à la nation, au début de l'année 2010, le président tanzanien Jakaya Kikwete a appelé à l'arrêt des assassinats. « Malgré notre campagne nationale, il y a encore trop d'attaques. Pas un seul albinos ne doit mourir pour sa couleur de peau », a-t-il déclaré.

 

Mulumba Kapepula (RDC)

Suivi : libération
Mulumba Kapepula a été acquitté et libéré le 5 juin 2009. Toutefois aucune enquête sur les tortures qu’il a subies n’a été ouverte.

 

Autres situations individuelles

Les quatre autres personnes sont toujours détenues en Guinée équatoriale, en Erythrée et en Ethiopie.

 


MOYEN-ORIENT NDV 2009

Aux dernières nouvelles, Ridvan Kizgin serait toujours en prison.

 

Libéré en 2007, Abdellatif Bouhjila est privé de soins, de travail et de passeport. Alors que ses douleurs, liées notamment à des problèmes rénaux et cardiaques, empirent, il lui est impossible d’obtenir un rendez-vous médical et le carnet de soins gratuit lui est interdit. Son état ne lui permet pas de travailler et il lui est impossible de se faire soigner à l’étranger tant que la délivrance d’un passeport lui sera refusée.



Ronak Safarzadeh a été condamnée à 6 années d’emprisonnement, cinq ans pour appartenance à un mouvement d’opposition et un an pour propagande contre l’État.

 

 

AMERIQUE LATINE NDV 2009

 

Situation des communautés indigènes en Colombie

La situation des communautés est toujours très délicate. Elles sont victimes du conflit et certaines d’entre elles ont été obligées de se déplacer.

Le 31 janvier dernier, une communauté a été bombardée par l’armée, par « erreur ». Mais on pense plutôt qu’il s’agit d’une manœuvre pour faire déplacer la population. En effet dans son territoire une multinationale a reçu l’approbation de l’Etat pour l’exploitation d’une mine.

Dans le sud du pays leurs territoires sont militarisés, ce qui fait d’elles la cible des attaques de la guérilla et des paramilitaires.

 

Javier Giraldo S.J. colombien

En 2009 le père Giraldo a été victime d’une campagne de calomnies de la part des média et de hauts responsables de l’Etat.
Ceci à la suite de fausses accusations d’un ancien guérillero qui collabore avec l’armée.

Au début de l’année 2009, le père Giraldo a été cité à comparaître devant un procureur pour une question d’enquête judiciaire. Il avait été accusé par un général de calomnie. Il a adressé à la Procureure une lettre de 31 pages dans laquelle il développe les raisons morales et éthiques qui l'empêchent de se rendre au tribunal. Cette lettre est un véritable réquisitoire contre la corruption des institutions colombiennes.

Avec calme et détermination, le père Giraldo continue depuis 25 ans à dénoncer les crimes commis contre des communautés paysannes. Malgré les accusations, les menaces il persévère à chercher la vérité.


 

Retour en haut de page