Ils sont seuls, suppliciés, livrés à la folie humaine. Plus personne ne veille sur eux. Soyons donc ces veilleurs d'humanité, étincelles d'espoir dans leur trop longue nuit.


PRIER POUR DES VICTIMES


Cette année, nous vous proposons de prier pour 10 situations particulières: 

  • des groupes de personnes victimes de tortures, de mauvais traitements, ou passibles de la peine de mort du fait de leur religion, de leur ethnie ou de leurs activités politiques ou syndicales.
  • des personnes torturées
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Soudan - Vagues d'arrestations et torture de manifestants pacifiques
Soudan

Information de dernière minute : ils sont LIBRES

Depuis la fin janvier, la vague de manifestations partie d'Afrique du Nord a gagné Khartoum, la capitale soudanaise. Un mouvement pacifique rassemblant plus de 2000 personnes a été réprimé par le Service national de la sûreté et la police antiémeute qui ont arrêté et blessé plus de 70 personnes, dont 20 sont toujours détenues et une serait décédée des suites de ces affrontements. Les personnes incarcérées sont victimes de mauvais traitements, et de torture, dans un contexte global de luttes de pouvoir entre communautés, mais aussi entre clans d'une même ethnie. Les leaders sudistes ont fort à faire pour pacifier le Sud-Soudan qui a choisi en janvier la partition avec le Nord en votant massivement pour l'indépendance. À la suite des premières manifestations, des arrestations ont eu lieu alors que les rassemblements s'étendaient à l'extérieur de Khartoum, visant spécifiquement les mouvements étudiants et les universités.

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Côte d'Ivoire - Deux journalistes détenus et présentés comme des rebelles
Côte d'Ivoire

Information de dernière minute : ils sont LIBRES

 Sanogo Aboubakar, dit Abou Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopez, dit Gnahoré Charly, accusés d’être « rebelles » pro-Ouattara, ont été arrêtés le 28 janvier 2011 à Abidjan, par les forces de l’ordre pro-Gbagbo. Aux dernières nouvelles, ils étaient détenus à la MACA. Entre-temps, de nombreux détenus ont pu s’enfuir de cette prison, fin mars, lors de l’attaque d’Abidjan par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire. Les deux hommes venaient d’arriver à Abidjan pour effectuer une série de reportages lorsqu’ils ont été arrêtés. Certains médias favorables à Laurent Gbagbo ont pendant plusieurs jours sali l’image des deux journalistes, en les présentant comme des rebelles venus à Abidjan pour participer à une attaque contre les institutions de le République.
Cette arrestation arbitraire est survenue environ deux mois après que la Côte d’Ivoire ait plongé dans une grave crise politique, à la suite du second tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010. Malgré le soutien de nombreuses associations et notamment des aides aux familles des deux prisonniers, nous sommes aujourd’hui sans nouvelles d’Abou Sanogo et de Gnahoré Charly.
 

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Chili - Trois enfants Mapuche arrêtés et torturés en vertu de la loi antiterroriste
Chili

 Les revendications sociales du peuple mapuche sont réprimées et criminalisées par l’État chilien. La loi antiterroriste, vestige de la dictature Pinochet, permet des périodes de détentions préventives très longues ainsi que de lourdes peines. José Ñirripil Pérez, Cristián Cayupán Morales et Luis Humberto Marileo Cariqueo ont été arrêtés alors qu’ils étaient mineurs, torturés, interrogés illégalement, puis retenus dans le Centre d’incarcération préventive Chol Chol de la région Araucanía.
Début 2011, ils ont été libérés mais sont assignés à résidence.

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Colombie - La violence sexuelle comme arme de guerre
Colombie

 La violence sexuelle contre les femmes et les filles dans le conflit armé colombien est employée de façon systématique et généralisée. Depuis 50 ans elle est aussi bien le fait des militaires que des paramilitaires et des guérilleros. Viols, stérilisations et avortements forcés, mutilations génitales, esclavage sexuel et prostitution forcée sont infligés comme une torture, une punition et une persécution sociale et politique. Objectif : semer la terreur dans les communautés pour terroriser l’ennemi et contrôler les territoires. Malgré l’ampleur du phénomène, les victimes sont invisibles. 9% d’entre elles seulement porteraient plaintes. Elles ont honte et peur des représailles, ignorent leurs droits, n’ont aucune confiance dans les autorités censées les protéger. Ces crimes sont considérés comme secondaires, presque aucune plainte n’aboutit à des condamnations, et l’impunité génère une normalisation du phénomène. C’est une des causes du déplacement interne : 2 femmes sur 10 fuient à la suite de violences sexuelles. Mais ce sont aussi les déplacées qui sont les plus ciblées. Le simple fait d’avoir fui une fois les rendent suspectes d’être liées à un groupe armé déterminé et augmentent les risques de nouvelles agressions. On estime que les femmes et les filles représentent un peu plus de la moitié des déplacés et réfugiés internes (entre 3.3 et 5.1 millions).


D’après un rapport paru en 2010 d’ONG colombiennes et Oxfam : de 2001 à 2009, dans les 407 communes où la force publique, les paramilitaires et la guérilla sont présents, 17,58% des femmes ont été victimes de violences sexuelles, soit une moyenne de 54 410 femmes par an, soit 6 par heure.
 

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Chine - Acharnement sur Mao Hengfeng, militante des droits humains
Chine

 Libérée en novembre 2008 après deux ans et demi en prison pour son combat pour les droits de l’homme et notamment son refus de la politique de l’enfant unique, Mao Hengfeng a été de nouveau arrêtée en février 2010 pour avoir manifesté en décembre 2009 devant le tribunal où comparaissait Liu Xiaobo, lauréat du prix Nobel de la paix 2010. Elle a été condamnée à un an et demi de rééducation par le travail. En février 2011, elle a été remise en liberté pour raisons médicales. Deux jours après, les autorités ont annulé cette libération. Selon l’époux de Mao Hengfeng, elle est sortie dîner avec des amis le soir de sa libération. Le lendemain matin, plus de dix policiers bloquaient l’entrée de son domicile pour l’empêcher de sortir. Le jour suivant, Mao est emmenée. Un document intitulé « Ordre d’annulation de la libération conditionnelle pour raisons médicales » a été remis à son époux.

Mao raconte les sévices subis au centre de rééducation

Les gardiens ont encouragé les autres détenues à me frapper à de nombreuses reprises. Parfois, ils se sont eux-mêmes joints aux coups. Ils disaient que j’avais crié « à bas le parti communiste » devant le tribunal de Pékin où Liu Xiaobo était jugé et voulaient que je cède en avouant ma culpabilité. J’ai refusé. J’ai maintenu que si le parti communiste tolérait la torture des détenus dans les centres de rééducation par le travail, il devait être renversé. […] Le 14 juillet fut le pire jour. J’étais attachée à une barre métallique et les gardiens ont demandé à 10 détenues de me frapper, de m’enfoncer leurs doigts dans les yeux jusqu’à ce qu’ils saignent, et de me taper à la tête jusqu’à la commotion.
 

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Chine/Mongolie-Intérieure Hada, militant mongol disparu avec sa famille
Chine, région autonome de Mongolie-Intérieure

 Avant d'être arrêté en 1995, Hada était le gérant de la librairie universitaire mongole de Hohhot et faisait partie de l'Alliance démocratique de la Mongolie du Sud, qui œuvrait en faveur des droits humains, de la culture mongole. Il défendait également l'idée que « les minorités nationales en Chine doivent bénéficier d'un haut degré d'autonomie, comme le leur garantit la Constitution ». Enfermé 15 ans pour « séparatisme » et « espionnage », Hada a purgé sa peine à la prison de Ulanhad (Chifeng en chinois), dans la région autonome de Mongolie intérieure. En 2004, un prisonnier libéré signale que Hada y est régulièrement victime de sévices. Soumis à des sanctions disciplinaires allant de l'isolement à l'enchaînement à une table d'immobilisation en métal. Sa femme Xinna et son fils Uiles ont été arrêtés le 4 décembre 2010 et emmenés dans un lieu inconnu. À la suite de sa libération le 10 décembre dernier, Hada a disparu, et semble avoir rejoint sa famille en captivité. On ne sait pas où ils se trouvent actuellement.

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Sri Lanka - Suranjiv, torturé et maintenu en détention à la suite d’un procès inique
Sri Lanka

 Suranjiv Chrishantha Fernando, 21 ans, été arrêté de manière totalement arbitraire et gravement torturé par des officiers de police de la Division d’investigation terroriste, en août 2008.
Il a ensuite été envoyé à la prison de Bogambara où il est toujours emprisonné plus de 3 ans après son arrestation. Sous la torture il a avoué avoir commis des actes terroristes et a été forcé à signer des papiers préparés par les policiers ayant des contenus dont on ne lui a pas fait prendre connaissance. Il a nié ses activités terroristes mais a été mis en examen et attend toujours son procès pour pouvoir prouver son innocence. Son cas s’avère une nouvelle preuve de l’effondrement du système judiciaire dans ce pays.
 

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France - Roza demande l'asile pour avoir le droit de pratiquer sa religion
France

 Roza est algérienne, d’une cinquantaine d’années. Issue d’une famille musulmane, elle s’est convertie au christianisme en 1999. Elle a pratiqué sa religion secrètement pendant plusieurs années jusqu’à ce que son époux, de confession musulmane, ne découvre les pratiques religieuses de sa femme. Les choses se sont alors détériorées dans le couple. Roza a subi les violences de son mari qui a fini par la répudier. Elle s’est réfugiée en France en décembre 2009 et a entamé les démarches pour une demande d’asile. Sa demande a été rejetée par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides en septembre 2010. Elle a déposé un recours devant la Cour nationale du droit d’asile afin de se voir reconnaitre la qualité de réfugié et ainsi bénéficier de la protection de la France. Sa situation est actuellement pendante devant la Cour.

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France - Mamady demande l'asile pour pouvoir affirmer ses orientations sexuelles
France

 Mamady est Guinéen. Il a dû fuir son pays car il était menacé en raison de son orientation sexuelle. Vivant dans un village où les pratiques homosexuelles sont considérées comme une malédiction, il a dû se cacher en permanence. Son frère aîné, lui-même homosexuel, avait été surpris en 2006 avec son compagnon et a été attrapé, ligoté à un arbre et battu à mort par les habitants. À la suite d’une dispute, Mamady a été dénoncé par son propre compagnon. Pourchassé par les habitants de son village, il n’a eu d’autre choix que de fuir pour échapper à la sentence coutumière. Arrivé en France en 2009 après être passé par la Grèce, Mamady a déposé une demande d’asile afin de bénéficier de la protection de la France. Cependant, dans la mesure où il était passé par la Grèce durant son parcours, la France s’est prévalue de la législation européenne pour considérer que les autorités grecques sont seules responsables de la demande d’asile. Mamady n’a donc pas pu faire enregistrer sa demande. Il lui a fallu attendre un délai de 18 mois, au terme duquel la France est tenue d’enregistrer sa demande d’asile. Mamady peut donc désormais, depuis début mars 2011, déposer sa demande d’asile et faire examiner sa situation par l’OFPRA qui déterminera s’il peut se voir reconnaitre la qualité de réfugié.

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Maroc - Torture et détention de Naama Asfari, militant sahraoui
Maroc

 À la suite de la destruction d’un campement en novembre 2010, les forces de l’ordre marocaines ont procédé à l’arrestation de centaines de Sahraouis. Parmi eux, vingt militants dont Naama Asfari ont été transférés à la prison de Salé, à Rabat, et sont à présent poursuivis devant le Tribunal militaire. Ils sont accusés notamment d’atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’État, de formation d’une bande criminelle et d’atteinte aux fonctionnaires publics dans le cadre de l’exercice de leur fonction, crimes passibles de la réclusion à perpétuité. D’après les témoignages des détenus recueillis par leurs avocats, au moins treize d’entre eux ont été torturés avant leur transfert à la prison de Salé. Seize des vingt détenus sont aujourd’hui en isolement cellulaire. Ils ne peuvent recevoir la visite de leur famille que pendant 15 minutes par semaine, au cours desquelles ils sont séparés par deux grilles entre lesquelles circulent des gardiens. Plusieurs souffrent de séquelles résultant de la torture et ne bénéficient pas des soins adéquats. Les autorités marocaines bloquent l’accès à l’information.

Depuis novembre, de nombreux militants ont déclaré avoir été torturés. Ils seraient aujourd’hui plus de 140 à être détenus à la prison d’El-Ayoun.

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Iran - Zeinab, kurde d'Iran, torturée et détenue à Evin depuis sa condamnation à mort
Iran

 Zeinab Jalalian est une jeune militante kurde de 27 ans condamnée à mort en Iran, transférée depuis mars 2010 à la section 209 de la prison d’Evin à Téhéran. Ce transfert peut être le signe que son exécution est imminente dans un contexte où la répression s’accentue sur la minorité kurde, et où plusieurs iraniens kurdes, dont une femme, ont été exécutés depuis 2008 pour appartenance au Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK).
Zeinab Jalalian a été arrêtée, soupçonnée de participer aux activités du PJAK. Torturée pendant huit mois, les autorités lui ont refusé l’accès à un médecin et le droit de voir sa famille. En janvier 2009, un tribunal révolutionnaire a condamné Zeinab Jalalian à la peine de mort par pendaison pour « inimitié à l’égard de Dieu » (Mohareb baa Khoda), en vertu de l’article 183 du Code pénal iranien. Le procès de Zeinab Jalalian n’a duré que quelques minutes et s’est déroulé sans la présence d’un avocat. Sa condamnation à mort a été confirmée par la Cour suprême iranienne le 26 novembre 2009.
Zeinab est toujours en détention, dans l’attente de son exécution.
 

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Suivi des situations antérieures
International

Sanjar Umarov, Mao Henfeng, Mutabar Todjibaeva, Alimujiang Yimiti, Javier Giraldo, Mulumba Kapepula, Ridvan Kizgin, Abdellatif Bouhjila, Ronak Safarzadeh. Vous avez été nombreux à les porter dans la prière pour leur donner la force d’affronter les épreuves et les souffrances et pour que cessent les persécutions dont ils sont victimes.


ASIE

NDV 2006/ Sanjar Umarov - Ouzbékistan

Suivi : libération en novembre 2009
Sanjar UMAROV a été libéré le 7 novembre dernier, après quatre ans de prison.

Ce docteur en physique et entrepreneur avait fondé l’association « Coalition ensoleillée » qui réunissait des représentants de la société civile et des intellectuels. Son association avait pour but de créer un dialogue avec le gouvernement ouzbek en matière de réforme économique pour améliorer le niveau de vie de la population.

En 2005, il avait ouvertement critiqué les événements d’Andijan (mai 2005). Il avait, par la suite, soutenu la demande d’une enquête indépendante internationale sur ce massacre. Arrêté en octobre 2005, il avait été condamné à 14 ans de prison à la suite d’un procès arbitraire. Pendant sa détention, il a été torturé et constamment humilié.
Sanjar Umarov a rejoint sa famille aux États-Unis, le 21 novembre 2009. Son emprisonnement l’a affaibli. Entouré de sa famille, il se soigne à présent.

Il a adressé aux groupes qui le soutenaient ainsi qu’au secrétariat national de l’ACAT un message pour les fêtes de Noël dans lequel il nous remercie pour notre soutien. Il nous a envoyé ce message en français. Nous avons donc souhaité le retranscrire tel quel  :

« Chers amis,
J'ai vous remercies de tout votre support que ACAT a fait pour moi et ma famille. Vraiment, en prison j’ai ete encourage par esprit de Dieu et par les prieres de nombreux de gens. Permettez moi de vous feliciter a l’occasion de Holidays.
Encore merci chers amis.
Je vous embrasse,
Sanjar Umarov et sa famille
Le 20 décembre 2009 »

 

 • NDV 2007/ Mao Hengfeng - Chine

Elle a été libérée le 29 novembre 2008. En prison, elle a été torturée. Elle souffre aujourd’hui d’hypertension, de douleurs constantes dues aux blessures causées par la torture, d’une infection dermatologique en raison des mauvaises conditions sanitaires et de douleurs constantes à l’estomac. Depuis sa libération, les autorités surveillent de près ses faits et gestes et l’ont arrêté à plusieurs reprises pour de courtes périodes.

En décembre 2009, elle a de nouveau été arrêtée pendant 10 jours à Pékin pour avoir organisé une manifestation en soutien à l’écrivain Liu Xiaobo, condamné à 11 ans de prison.


NDV 2008/ Mutabar Todjibaeva - Ouzbékistan

Suivi : libération
Mutabar Todjibaeva, défenseure des droits de l’homme ouzbèke et présidente de l’ONG « Cœurs ardents » a été libéré en 2008 grâce aux efforts communs de plusieurs organisations de droits de l’Homme et à ceux qui l’ont soutenue en écrivant des lettres. L’ACAT a participé activement à la campagne pour sa libération.
Témoignage de Mutabar Tadjibaeva, dans les locaux de l’ACAT-France : « J’ai appris qu’on m’envoyait des lettres de soutien du monde entier. On m’a dit qu’il faudrait un camion pour me les amener toutes. Je suis extrêmement reconnaissante à tous les gens qui ont lutté pour ma libération, à chacun d’entre eux. Non seulement je leur dis « merci », mais je m’incline devant ceux qui ne nous ont pas laissées, moi et ma famille, seules dans cette épreuve. »

 

 

NDV 2009/ Alimujiang Yimiti - Chine

Jugé à l’issue de deux audiences tenues à huis clos en mai 2008, puis en juillet 2009, ses avocats ont dénoncé la violation de son droit à un procès équitable et l’utilisation de faux documents à charge. Après près de deux ans en détention provisoire, ce Ouïghour chrétien du Xinjiang a été condamné à 15 ans de prison par le tribunal de Kashi, le 8 décembre 2009 pour « divulgation de secrets d’Etats à des organisations étrangères ». Son avocat a fait appel de la décision. La sévérité du verdict a étonné les observateurs de la cause ouïghoure.

 

 

 


AFRIQUE NDV 2009

 

Les albinos de Tanzanie et du Burundi

Les agressions contre les albinos continuent dans ces deux pays. Si 2009 a été moins meurtrier avec sept albinos tués contre 27 en 2008 en Tanzanie, les attaques, elles, ne faiblissent pas. Plus de 30 ont ainsi été répertoriées au cours de l'année passée. Sans doute en raison de la peine de mort, la tendance des agresseurs est de ne plus tuer systématiquement mais de s'enfuir. En laissant sur place le corps qu'ils ont amputé. Les attaques d’albinos surviennent principalement dans les zones reculées de Tanzanie et du Burundi, où les sorciers profitent de l'ignorance d'une partie de la population rurale, qui assimile les albinos au diable.

En Tanzanie, le gouvernement a instauré un recensement des albinos et a mis en place un service policier qui escorte les enfants lorsqu'ils se rendent à l'école. En cas d'attaque, certains ont été équipés de téléphones portables afin de prévenir rapidement la police.
Dans ses vœux à la nation, au début de l'année 2010, le président tanzanien Jakaya Kikwete a appelé à l'arrêt des assassinats. « Malgré notre campagne nationale, il y a encore trop d'attaques. Pas un seul albinos ne doit mourir pour sa couleur de peau », a-t-il déclaré.

 

Mulumba Kapepula (RDC)

Suivi : libération
Mulumba Kapepula a été acquitté et libéré le 5 juin 2009. Toutefois aucune enquête sur les tortures qu’il a subies n’a été ouverte.

 

Autres situations individuelles

Les quatre autres personnes sont toujours détenues en Guinée équatoriale, en Erythrée et en Ethiopie.

 


MOYEN-ORIENT NDV 2009

Aux dernières nouvelles, Ridvan Kizgin serait toujours en prison.

 

Libéré en 2007, Abdellatif Bouhjila est privé de soins, de travail et de passeport. Alors que ses douleurs, liées notamment à des problèmes rénaux et cardiaques, empirent, il lui est impossible d’obtenir un rendez-vous médical et le carnet de soins gratuit lui est interdit. Son état ne lui permet pas de travailler et il lui est impossible de se faire soigner à l’étranger tant que la délivrance d’un passeport lui sera refusée.



Ronak Safarzadeh a été condamnée à 6 années d’emprisonnement, cinq ans pour appartenance à un mouvement d’opposition et un an pour propagande contre l’État.

 

 

AMERIQUE LATINE NDV 2009

 

Situation des communautés indigènes en Colombie

La situation des communautés est toujours très délicate. Elles sont victimes du conflit et certaines d’entre elles ont été obligées de se déplacer.

Le 31 janvier dernier, une communauté a été bombardée par l’armée, par « erreur ». Mais on pense plutôt qu’il s’agit d’une manœuvre pour faire déplacer la population. En effet dans son territoire une multinationale a reçu l’approbation de l’Etat pour l’exploitation d’une mine.

Dans le sud du pays leurs territoires sont militarisés, ce qui fait d’elles la cible des attaques de la guérilla et des paramilitaires.

 

Javier Giraldo S.J. colombien

En 2009 le père Giraldo a été victime d’une campagne de calomnies de la part des média et de hauts responsables de l’Etat.
Ceci à la suite de fausses accusations d’un ancien guérillero qui collabore avec l’armée.

Au début de l’année 2009, le père Giraldo a été cité à comparaître devant un procureur pour une question d’enquête judiciaire. Il avait été accusé par un général de calomnie. Il a adressé à la Procureure une lettre de 31 pages dans laquelle il développe les raisons morales et éthiques qui l'empêchent de se rendre au tribunal. Cette lettre est un véritable réquisitoire contre la corruption des institutions colombiennes.

Avec calme et détermination, le père Giraldo continue depuis 25 ans à dénoncer les crimes commis contre des communautés paysannes. Malgré les accusations, les menaces il persévère à chercher la vérité.


 

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